Tristes anniversaires

(Posté le 24/02/2023)
Chère lectrice, cher lecteur,
Ce 24 février marque, malheureusement, les un an de l'invasion russe en Ukraine. Profitons de cette occasion pour faire un point sur différents évènements qui se sont déroulés à cette date, et qui ont marqué négativement le monde et l'histoire.
Ainsi, aujourd'hui, ça fait un an, jour pour jour, que les troupes de Vladimir Poutine ont envahi l'Ukraine, depuis la Russie et la Biélorussie. Ce conflit, qui semble bien loin d'être fini, et qui laisse toujours planer la menace nucléaire sur la tête du monde, s'éternise et, malheureusement, aucun chef d'état ne semble disposer à faire s'asseoir à la même table Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, pour tenter de trouver une paix. La Russie revendique des territoires ukrainiens, qui semblent un peu divisés sur le sujet, tandis que l'Ukraine défend fort logiquement son territoire. Derrière ce conflit, surtout, se cache la relation entre les États-Unis et la Russie, extrêmement tendue. La possibilité de l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN, et donc d'avoir des troupes américaines postées devant la Russie, est une possibilité que ces derniers n'acceptent pas. Après un an de conflits, de drames, et de morts, les états qui soutiennent l'Ukraine continuent d'envoyer des armes, de soutien pour mener la guerre, au lieu de tenter de gagner la paix. Une paix qui, pourtant, serait plus que nécessaire pour le peuple ukrainien.
Quelles solutions pourraient exister ?
Les plus logiques, et les plus raisonnables pour les deux parties, sont les suivantes.
- Dans les régions contestées par Vladimir Poutine, organiser un référendum officiel, géré par un pays qui n'a aucun intérêt dans ce conflit, afin de savoir si elles souhaitent devenir des provinces russes ou rester ukrainiennes, et respecter le choix de la majorité de la population.
- Si l'Ukraine, ainsi que d'autres pays frontaliers à la Russie, doivent rejoindre l'OTAN, signer un traité qui interdit à l'organisation de déployer des troupes américaines, ainsi que du matériel américain, à moins d'une certaine distance des frontières russes.
- Faire payer à la Russie les dégâts infligés sur le sol ukrainien, leur faire réparer les infrastructures, pour que les citoyens ukrainiens puissent retrouver une vie normale sur leur sol.
- Et, éventuellement, d'autres sanctions économiques pour les morts causées par le conflit.
Quand on voit que la Finlande va envoyer, à l'Ukraine, trois chars Leopard 2, ou encore que Vladimir Poutine ait annoncé que son pays suspendait sa participation au traité New Start (traité, signé le 8 avril 2010, et appliqué depuis le 5 février 2011, visant à réduire les armes stratégiques nucléaires en les États-Unis et la Russie), il est certain que la guerre semble loin de se terminer.
L'escalade est encouragée, toute négociation de paix ne semble pas envisagée, notre monde n'est pas prêt à se porter mieux, hélas.
Ainsi je pointe du doigts tous les dirigeants de tous les pays qui soutiennent l'Ukraine ou la Russie, et qui ne participent à aucun projet de discussions, de négociations : honte sur eux-tous, vivement qu'ils s'en aillent et laissent place à des esprits moins belliqueux.
Toujours dans le sujet de la guerre, hélas, le 24 février 2015 s'est déroulé la bataille de Wurgé, au Nigeria. Il y a eu 1 mort et 9 blessés au sein de l'armée tchadienne, qui a remporté la bataille, et au moins 207 pertes du côté des troupes de Boko Haram.
Cette date, cet évènement, est là pour nous rappeler plusieurs choses.
- Déjà que des conflits se déroulent partout dans le monde, même s'ils sont moins médiatisés. En Afrique ce sont surtout des conflits inter-étatiques, qui n'affectent pas la vie que nous avons en France, mais qui font hélas beaucoup trop de morts chaque jour.
- Ensuite que les mouvements terroristes djihadistes sont un fléau pour l'humanité. Vivre bien ensemble, se respecter les uns les autres, est une idéologie portée par beaucoup de monde mais trop peu respectée. On parle surtout des djihadistes aujourd'hui, mais les catholiques ont eu leur sombre passé avec les croisades. La recherche d'expansion de son territoire, de son idéologie, est ce qui mène principalement aux guerres, aux conflits, et donc aux victimes et aux morts. Dans un monde parfait chacun vivrait sur son territoire, en paix, et chercherait à s'accomplir en respectant les autres.
- Enfin, au lieu que notre gouvernement dépense sans compter de l'argent pour accueillir davantage de clandestins, d'immigrés illégaux, il ferait mieux de s'allier à l'Europe pour imposer la paix, placer des dirigeants honnêtes et intègres aux têtes des pays africains, et les aider à construire et s'enrichir de leurs ressources. Pour imposer la paix en France, en Europe, il faut savoir aider à l'imposer ailleurs, et ce manquement élémentaire rend nos dirigeants davantage mauvais et incompétents.
Ainsi, par ce passage, une pensée au peuple africain, notamment au niveau du Sahel, où les conflits perdurent et détruisent des vies.
Le 24 février 2003 a disparu Bernard Loiseau, grand chef cuisinier, un des plus doués et des plus médiatisés des années 80 et 90 : il s'est donné la mort, très probablement en raison de troubles bipolaires.
Je cite ce chef gastronomique, cet homme de la cuisine, pour rappeler que le « bien manger » est quelque chose de crucial, et pourtant pas assez présent dans les esprits en France. Dans mon dernier article, « Alerte aux vents », je fais état du fait que quasiment un français sur deux est en situation d'obésité, sans oublier que neuf millions des français les plus précaires ne peuvent pas se nourrir correctement, car ils manquent de moyens. Pour éviter une future génération mal alimentée, pour éviter de devoir dépenser des milliards pour soigner des soucis de santé liés à la mauvaise alimentation, il est impératif de mener une campagne de prévention auprès des médecins, auprès des parents, auprès des écoles, sur l'importance des repas équilibrés, des vitamines et des protéines bonnes pour le corps humain, des quantités nécessaires selon les morphologies. Nous sommes sur une question de santé publique que notre gouvernement ne devrait pas négliger, surtout si le report de l'âge de départ à la retraite est une mesure qui s'impose naturellement.
Nous sommes dans une société de consommation, mais il faut apprendre à consommer intelligemment et seulement de manière nécessaire, sans exagérer.
Le 24 février est né Steve Jobs, entrepreneur et inventeur américain, pionnier dans le domaine de l'informatique, et cofondateur de la société Apple.
Je place volontairement sa naissance en une triste date car, malgré ce qu'il a apporté au développement humain, pour son confort et usage quotidien, il a sa part de responsabilité dans la flambée des prix des objets technologiques du quotidien, et donc de l'accentuation de l'écart de richesse entre les plus riches et les plus pauvres.
Je ne pense pas me tromper sur ce sujet, mais vous pouvez contre-argumenter si vous pensez que je fais fausse route, mais l'existence de Steve Jobs, au travers de sa société Apple, est un bien qui a provoqué beaucoup de maux à la finale. Voici les différents points qui me font aller dans ce sens.
- Une évolution stratosphérique des prix des iPhones, et également des autres marques, qui a conduit à rendre le smartphone un objet de luxe. Oui, le smartphone est un objet de luxe de nos jours, et c'est davantage le cas de l'iPhone. En 2007, le tout premier iPhone a été lancé au prix de 399€, jusqu'à 599€ (selon la taille de la mémoire du téléphone) : cette année-là, le SMIC s'élevait à 1280€ (brut mensuel). En constante évolution, le prix de lancement a dépassé, pour la première fois le SMIC en 2018 : l'iPhone XS et XS Max a vu son prix démarrer à 1159€, et monter jusqu'à 1659€ (avec, lors de cette année 2018, un SMIC à 1498€ (brut mensuel) environ). Au 1er janvier 2023, le SMIC brut mensuel s'élève à 1709€ environ, et les prix des iPhone 14 Pro, et 14 Pro Max, varient entre 1329€ et 2129€. Ces évolutions de prix sont incroyables, scandaleuses, car la publicité est faite pour donner à nos enfants l'envie de posséder de tels objets, et ça fausse leur sens de la valeur de l'argent.
- La société Apple travaille à garder son système indépendant des autres constructeurs, incompatible pour les lier à d'autres systèmes, et donc diviser les consommateurs. Les applications ne sont pas compatibles entre Android et IOS, même le type de chargeur change entre les deux systèmes. Si on quitte Apple, on doit tout racheter, tout payer. Cette sur-fidélisation, cette différenciation réalisée avec les autres constructeurs, pousse à la dépense, et à dans certains cas à la discrimination (il est déjà arrivé des discriminations, en école, parce qu'un enfant ne possède pas tel objet de telle marque).
- Parce qu'en contribuant à la création du smartphone, notamment, Steve Jobs a créé un objet, un concept, qui est devenu dans la plupart des sociétés indispensable aux humains, et donc nous a rendu dépendant de cette technologie et de son évolution. La dépendance est quelque chose d'assurément négatif pour l'être humain.
Ces différents arguments me font dire, alors, que Steve Jobs a eu un bon impact sur le monde, en tant que créateur et visionnaire, mais ses créations sont mauvaises pour l'humanité et la paix.
Le 24 février 1920 a été fondé le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, qui a eu pour führer un certain Adolf Hitler.
Pas besoin de revenir sur l'histoire du parti nazi, antisémite, qui a mené l'Allemagne sous une dictature totale, et surtout qui a tué des milliers de personnes. Des victimes de la guerre, des victimes des camps d'exterminations, des victimes d'une idéologie néfaste pour l'humanité. Cette horreur nous donne surtout l'envie, le souhait, qu'aucun parti de ce genre n'existe à l'avenir, qu'aucun gouvernement ne soit géré par une personne, par un parti politique, qui prône la haine, et la discrimination.
Au passage, je souhaite souligner qu'il ne faut pas confondre la protection de ses citoyens, de son peuple, avec la discrimination généralisée des étrangers. C'est, quelque part, comme quand on est en parallèle à quelqu'un dans le besoin, qui mendie pour survivre : si on n'a pas les moyens d'aider, si on arrive à peine à se suffire, on ne peut pas nous imputer le malheur de l'autre. Et cette idée s'étend bien évidemment au-delà des individus, et peut se mesurer à l'échelle d'une nation.
Et c'est ce que je souhaite, pour le futur de la France : une nation qui prend soin des siens, de ses enfants, qui cherche à les protéger et qui ne cherche pas à attaquer ou voler d'autres peuples. Dans ma France parfaite, la misère sociale est prise au sérieux, les SDF sont pris en charge pour remonter la pente et revenir dans la société active, les restos du cœur et autres associations d'aide alimentaire n'existent plus, car l'état s'assume et prend en charge l'ensemble de sa population pour qu'elle ait un minimum de cadre de vie.
Dans ma France parfaite, aussi, les crimes et les délits sont sévèrement sanctionnés (l'actualité laissant pantois trop souvent). On ne peut pas tout reprocher aux juges, qui appliquent la loi et les sanctions judiciaires, mais on peut reprocher aux législateurs de laisser les peines encourues trop faibles alors que la délinquance augmente, alors que les délits deviennent de plus en plus communs. Ainsi, face aux injustices face à la justice, au système qui se préoccupe plus des coupables que des victimes, je pointe du doigts l'ensemble des députés, de n'importe quel mouvement politique, qui ne font pas leur travail et laisse le pays se fracturer et devenir, petit à petit, un territoire violent et agressif.
Enfin, le 24 février 1962, une série d'attentats a fait 25 morts à Alger (dont la plupart sont musulmans), alors qu'on se dirige vers la fin de la guerre d'Algérie.
Rien à dire de spécial sur cet évènement triste, juste rappeler la mémoire de cette date qui a vu, comme trop d'autres, des victimes humaines.
Bon week-end, et à la semaine prochaine !
